Kronicks
(CD, DVD, Livre, etc...)
Kronicks CD
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Steve Shehan & Nabil Othmani
Awalin [ Naïve]Lire la suite...
Cet album est né de la rencontre entre deux hommes. Le premier, Steve Shehan, compositeur et percussionniste, membre du groupe Hadouk Trio, musicien universel et éclectique dont les percussions ont été demandées par les plus grands artistes de Bob Dylan à Paul Simon. Le second, Nabil Othmani, musicien touareg originaire de l'extrême sud-est de l'Algérie, qui prend la suite de son père, Baly Othmani, grand poète disparu et musicien du désert, avec qui Steve avait déjà réalisé trois albums.
D'un morceau à l'autre, ils mélangent leurs notes sans souci de leurs origines, mais toujours avec un très grand soin de l'harmonie. La voix douce et mélodieuse de Nabil, accompagnée par d’innombrables instruments tels que le dobro, le doudouk, le hang, l'orgue de cristal et le oud, trouve merveilleusement sa place dans cet univers multicolore.
Pour ce disque, les deux amis se sont également entourés d’invités prestigieux. Ibrahim Maalouf, Didier Malherbe, Vladiswar Nadishana, Claude Samard, ou encore Norbert Krief, apportent une saveur originale aux mélodies.
E.H.
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ERIC FRASIAK
Parlons-nous Crocodile StudioLire la suite...Eric Frasiak / Parlons-nous
Eric Frasiak enregistre ses albums dans son propre studio. Pour « Parlons-nous », beaucoup de choses ont évolué. Tant dans l’écriture des textes de plus en plus fins que dans les arrangements qu’il a dirigés de bout en bout, avec une vraie maîtrise. L’album est homogène, vous emmène d’un univers à l’autre sans rupture. Les influences sont affichées et assumées. La présence des musiciens issus de la tournée précédente contribue à la qualité du jeu et offre une réelle respiration. On y croise de la chanson bien sûr, mais aux multiples couleurs. Des ballades façon Dylan ou Neil Young avec « François Béranger » et « L’air bleu », ou même des blagues avec « Le tango de la jet set », « On fait du rock ». Une œuvre musicale doublée d’un bel objet qui reflète un esprit sans trahir son auteur ni sa personnalité pleinement épanouie.
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ZAHIA
ZAHIASortie d’album EvènementLire la suite...
Ces deux là comptent bien frapper fort et ils ont beaucoup d’arguments…
A la première écoute, il y a comme un air de « PROGRAMME » apporté peut-être par le côté électro rock-indus et textes répétitifs (L’arme bleue et Je suis). Et puis petit à petit on se dit que le son leur appartient vraiment. Un slam aux textes forts sur une musique électro d’une grande richesse.Sortie d’album Evènement
Ces deux là comptent bien frapper fort et ils ont beaucoup d’arguments…
A la première écoute, il y a comme un air de « PROGRAMME » apporté peut-être par le côté électro rock-indus et textes répétitifs (L’arme bleue et Je suis). Et puis petit à petit on se dit que le son leur appartient vraiment. Un slam aux textes forts sur une musique électro d’une grande richesse. L’identité est forte, les compositions vous envoutent et vous donnent envie de les suivre jusqu’au bout… jusqu’au live. Trop simple pour en rester là, la sortie de l’album revêt une forme surprenante : « L’idée est de faire le Buzz avec le téléchargement libre et gratuit, on ne touche rien dessus » nous livre Selecta Seb, leader de la formation.
Le son est propre est puissant et les textes solides. Condensé de poésie sur une électro, voici la rencontre singulière entre la musique saturée de Bruit:Fantôme et les textes de Selecta Seb :
1er album
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London Calling : 19 histoires rock et noires
Ouvrage collectif dirigé par Jean-Noël Levasseur / Buchet-ChastelLire la suite...A l’occasion du trentième anniversaire de la sortie, en décembre 1979, de l’album des Clash « London Calling », 19 auteurs de la nouvelle génération d’écrivains de polar rendent hommage à ce monument du punk. Ces nouvelles, de styles variés, portent les noms des chansons de l’album. C’est ainsi que Jean-Hugues Oppel, Marc Villard ou encore Jean Bernardet, nous entraînent successivement dans des univers approchant de près ou de loin celui des Clash. Tantôt sarcastiques, haletants, burlesques ou tragiques, ces textes sont également enrichis par la qualité des recherches réalisées par les auteurs sur le groupe.
Dans la préface « L’enfant rock de la télé », Antoine de Caunes revient sur sa rencontre avec Joe Strummer (le chanteur / guitariste) lors d’un concert mouvementé pour son émission « Chorus ». A noter également que le livre est magnifiquement illustré par des vignettes en noir et blanc de Serge Clerc extraites de la bande dessinée qu’il avait consacrée au groupe en 1980.
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MANO SOLO
Rentrer au port [La marmaille nue /Wagram]Lire la suite...
C’est un album peut-être plus doux, plus tempéré, que nous propose Mano Solo pour ce septième opus. Mais ne nous y trompons pas. Il y subsiste tout de même une amertume et une acidité bien à lui (« J’avance », « Les enfants des autres »), auxquelles s’ajoute une très grande mélancolie (« Des années entières »). L’ambiance acoustique dans laquelle baigne cet album semble plus inhabituelle. Et même si parfois une guitare électrique apparaît, ce n’est que pour un léger riff ou une cocotte. Guitare, petites percus, chant, piano et accordéons, portent excellemment les textes néoréalistes mis en valeur par la légèreté des mélodies. Beaucoup de couleurs pour un album intime à l’écriture urgente. Mano Solo « avance à cheval sur un rêve » et n’est pas prêt de lâcher le morceau.
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Sanseverino
Les Faux Talbins [Columbia / Sony BMG]Lire la suite...Sanseverino et son look de rockeur - ovni sonore dans le paysage de la nouvelle scène française - mêle les genres avec adresse. Sa musique se trouve au croisement de la chanson française, du swing hystérique et du jazz manouche. Pour ce quatrième opus, intitulé « Les Faux Talbins », c’est du côté de chez Audiard que le tonton swingueur nous donne rendez-vous.
« Attention ! Il joue plus, il flingue ! » Des textes fleuris où le caïd du swing a fait de sa gouaille son fond de commerce. Peuplé de faux monnayeurs et de règlements de compte, façon « Touchez pas au grisbi », le guitariste joue avec l’argot comme d’autres du couteau, en nous racontant ses histoires parfois noires mais toujours drôles.
A l’écoute de l’album, on pourrait se dire : « ça sonnerait pas un peu country, là-dedans ? » et on aurait raison : Sanseverino explore de nouveaux horizons avec une reprise de la chanson de Johnny Cash « A boy named Sue » façon frenchie.
Une fois de plus l’artiste fait mouche, il nous prouve qu’il n’a rien d’un cave et qu’il joue définitivement dans la cour des grands.
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The Brian Setzer Orchestra
Songs from Lonely Avenue [Surfdog]Lire la suite...Qui aurait pu croire que le rêve d’enfant du chanteur guitariste Brian Setzer- du groupe de rockabilly le plus populaire des années 80, les Stray Cats - aurait été de diriger un jour un big band ? Cette idée un peu folle, repiquée à Eddie Cochran, prend forme en 1992 avec seize musiciens (dont cinq saxophonistes, quatre trompettistes et quatre trombonistes de jazz moderne). Après deux premiers opus plutôt swing, suivis de deux autres constitués en partie de reprises de chansons de Noël, « The Brian Setzer Orchestra » revient cette fin d’année avec un nouvel album intitulé « The songs from Lonely Avenue » constitué entièrement de compositions.
Très influencé par les bandes originales de films noirs des années 50, Brian y ajoute la fameuse touche Stray Cats avec ce riff agressif et tranchant comme un coup de griffe. Une reconversion en crooner à la voix de velours plutôt réussie pour M. Setzer qui est encore loin de la retraite.
E.H.
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CHARLOTTE GAINSBOURG
IRM [Nom label]Lire la suite...
CHARLOTTE GAINSBOURG
IRM [Because Music / Warner]
Quand on a admiré le père, il est parfois difficile d’être objectif avec la descendance, mais on est bien obligé d’admettre que dans certaines familles le talent fait partie du patrimoine génétique. C’est le cas chez les Dutronc, et ça l’est encore chez les Gainsbourg.
Avec IRM, son dernier album, Charlotte a franchi le pas, plus de retour en arrière possible, désormais sa discographie est à suivre sans retenue ! IRM donc, ou encore, souvenir d’une petite mort. Mais ici le traumatisme est porté aux nues, disque-thérapie et exorcisme face à la mort, le tout mêlant pop et réminiscence sixties, percussions primitives et électro moderne… Au fil des titres, l’album crée une histoire, un peu à la Gainsbourg, autour d’un thème : la mort. Mais rassurez-vous, rien de macabre, au contraire ! De la pochette, où le portrait magnifique d’une Birkin des années 60 semble transparaître sur celui de Charlotte, jusqu’au con
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Kronicks Livre
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Collection « Les Farfelus »
Collectif [Editions Jeunesse Le Minibus, 4 euros, 20 pages]D’un format carré souple qu’on ne se lasse pas de manipuler, cette collection porte bien son nom. Des livres « Interdits aux parents »Lire la suite...Des livres « Interdits aux parents », même si on se doute bien que ces derniers ne résisteront pas à passer outre l’avertissement. Les textes sont irrésistibles, servis par des illustrations azimutées. De « C’est mon petit doigt qui… », « Mon doudou », pour les plus petits, à « Roger Crotte-de-nez », « Raymond débarque en ville », ou « L’esprit des forêts » pour les plus grands, on découvre des styles graphiques variés et des héros improbables : Schmoutz le mammouth (à qui l’on a volé sa moumoute !), Roger l’escargot, Raymond le pou, et bien d’autres. Le tout s’accompagne des jeux de l’auteur et de l’illustrateur. A commander de toute urgence sur www.leminibus.fr.
MHC
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La légende de nos pères
Sorj Chalandon [Grasset, 256 p., 17 euros]« Lorsque Tescelin Beuzaboc a raconté sa première histoire, Lupuline avait douze ans. » Soir après soir, le rituel s’installe. Une veilleuse, l’atmosphère feutrée de la chambre d’enfant, un tabouret au centre de la pièce et Beuzaboc parle. Il narre sa Résistance, un bouquet de fleurs posé sur une tombe anglaise, les tracts distribués, les convois dynamités, les actes chaque fois plus héroïques. Les années ont passé, Beuzaboc est maintenant un vieil homme. Lupuline ne veut pas que la mémoire du héros qu’il était s’éteigne avec lui. Elle répond à une annonce publiée dans La Voix du Nord et contacte Marcel Frémaux, ancien journaliste devenu biographe familial, qui « écrit la vie des autres. » Le père de Marcel était résistant, lui aussi. Mais il ne s’est jamais confié...Lire la suite...« Lorsque Tescelin Beuzaboc a raconté sa première histoire, Lupuline avait douze ans. » Soir après soir, le rituel s’installe. Une veilleuse, l’atmosphère feutrée de la chambre d’enfant, un tabouret au centre de la pièce et Beuzaboc parle. Il narre sa Résistance, un bouquet de fleurs posé sur une tombe anglaise, les tracts distribués, les convois dynamités, les actes chaque fois plus héroïques. Les années ont passé, Beuzaboc est maintenant un vieil homme. Lupuline ne veut pas que la mémoire du héros qu’il était s’éteigne avec lui. Elle répond à une annonce publiée dans La Voix du Nord et contacte Marcel Frémaux, ancien journaliste devenu biographe familial, qui « écrit la vie des autres. » Le père de Marcel était résistant, lui aussi. Mais il ne s’est jamais confié. Pour le biographe, rencontrer Beuzaboc c’est en quelque sorte revenir « d’un rendez-vous manqué » avec son propre père « mort en inconnu, dans son coin de silence ». S’ensuivront dix séances comme autant de huis-clos entre les deux hommes. Dix séances au cours desquelles les souvenirs remués prennent petit à petit les contours du doute : et si le vieil homme mentait ? Dans ce roman, Sorj Chalandon va au plus près des personnages pour explorer les zones grises de l’être humain. Un texte dense, sensible, où chaque mot nous entraîne un peu plus « en enfer ». Une « légende » comme un véritable hommage à la Résistance, à l’héritage et à la mémoire. MHC
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Guide de Mongolie
Svetislav Basara [Les Allusifs, 2007, 240 pages, 13 €]La lettre d'un ami qui vient de se donner la mort invite un écrivain serbe à se rendre en Mongolie afin d'y écrire un grand reportage. Rien de pathétique dans cette histoire, le suicidé se console à l'avance d'être utile à son ami en l'envoyant à l'autre bout du monde sans raison valable. Cet événement tombe à pic pour l'écrivain qui s'ennuie dans son "pays merdique" à force de se prendre pour une mouche, de se saouler en compagnie d'un prêtre transparent et de rêver à la femme idéale dont le sexe ne ressemblerait pas aux dessins des manuels d'anatomie soviétiques. Pendant son séjour à Oulan-Bator, au bar de l'hôtel Gengis Khan, il croise Charlotte Rampling, toujours posée sur un fauteuil en cuir à boire un cappuccino, et refait le monde en s'enivrant avec un évêque hollandais perdu dans un rêve, un journaliste américain travaillant pour un journal qui n'existe plus, un personnage d'un ancien roman qui s'incruste dans celui-ci, un officier russe devenu moine bouddhiste et un mort-vivanLire la suite...
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Le papa rêveur
Christos et Amélie Callot [illustrations Amélie Callot, Editions Anna Chanel, 2009, 13,50 €]Dis papa, en fait, les monstres, ils n’existent pas ?Lire la suite...
– Hum. Puisque tu en parles, à vrai dire, ils n’existent pas, non...
Enfin, peuEnfin, peut-être qu’il y en a quelque part, on ne sait pas vraiment.
Mais, pour simplifier, disons qu’ils n’existent pas !
C’est bien ce que je pensais, dit Olivier en souriant.
Et les dragons, c’est pareil, hein papa !?
Difficile d’être un papa rêveur quand il faut répondre aux questions d’un petit garçon qui souhaite grandir et pense qu’il est en âge d’entendre la réalité. Mais quelle réalité ? Un livre pour tous, aux illustrations qui participent à ce monde imaginaire dont les enfants ont le secret. Premier album d’un auteur qui nous avait habitués à des textes solides. Il nous donne un nouvel extrait de ses talents grâce à un texte simple et direct, dans une ambiance sympathique. Mais attention au message…
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Les Excentriques
Champfleury [Éditions Le Chat Rouge, collection Haut-de-Forme, 2009, 253 pages]« Une lecture cul sec ».Lire la suite...
« Une lecture cul sec ».
Un format inattendu et le ventre qui fait des bruits de siphon, Les Excentriques a la longueur d'un haut-de-forme, et les pages exhibent une galerie de portraits – Originaux de la Bourgeoisie et de la Bohème – brossés par Champfleury, un fin moqueur, contemporain de Daumier, admirateur de Gustave Courbet. Ici, le mystère s'habille de l'absurde. Chapeaux, guêtres et idées noires. Entrez dans la ronde des « grands hommes du ruisseau », collectionneur de « livres fous », « omniarques omnivores » et autres aimables fêlés : « viande athée », apôtre dément de phalanstère... Est-il vrai d'ailleurs que « tous les bourgeois de Paris amateurs de pigeons se connaissent » ? Tant de bizarreries qui ont de quoi empêcher de dormir. Une manière aussi d'ouvrir la porte du Chat Rouge, une maison amie de la littérature fantastique « où le grotesque, l'étrange, l'insolite, le merveilleux, le macabre (...) le décadentisme, le mélancolique, le comique, la bibliophilie, et bien d'autres profondeurs humaines sont à l'honneur », à découvrir tout de suite à cette adresse : http://www.lechatrouge.net et dans toutes les bonnes librairies.
Eddy Noblet.
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Les Poèmes de Maximus
Charles Olson [La Nerthe (libraire-éditeur), 915 pages, 40 euros]Objet insolite sur l'étagère d'une librairie, ce recueil de poèmes, le pavé qui vous tente, mais on ne sait pas qui choisit l'autre.Lire la suite...Le lecteur découvre Les Poèmes de Maximus comme l'archéologue fouille les ruines, il ne révèle pas seulement ce qui est enfoui, mais l'énigme de leur présence. On s'interroge. Par strates, des lambeaux de mots, des voix – nombreuses –, des témoins, une foule de monde, et la cité de Gloucester, Massachusetts, États-Unis, sort de la brume. Sort du large, du temps. Et se dessine, avec les rues, les contours, les magasins, en suivant la parole de Maximus, le conteur grec, venu de l'antique empire romain, pour écrire des lettres sur un autre occident que le sien. « La polis, c'est des yeux ». Combien d'anonymes ont laissé des traces ? Une communauté se remet à parler, les débarqués de 1623, les Pèlerins, les guerres des Nations pour les bancs de poissons, les pêcheurs d'hier et ceux d'aujourd'hui. La vie, en somme. Car les tramways roulent chez Thucydide, les voitures tombent en panne et on tient des livres de comptes. « Ce sont les chapeliers de La Rochelle, les mangeurs de poisson de Bristol qui furent les conquistadores de mon pays, le sans-rêve à présent ». Le poète n'est pas nostalgique. Il ne croit pas non plus en l'avenir, il n'est pas Walt Whitman. Charles Olson n'a pas l'âme d'un prophète, plutôt celle d'un urbaniste. Les poèmes s'écoutent, les voix s'enchaînent, nous racontent... L'histoire se joue, s'accomplit, se brise autour des vicissitudes et des trajectoires individuelles. L'étonnante musicalité de la langue s'enrichit de mesures techniques, a priori insignifiantes, qui paraissent pourtant faire intervenir un savoir ancien, occulte : occupations du sol, données topographiques, matières géologiques, rapports d'intendance, journaux de bord, prévisions météorologiques... (« A Saint-Malo, en tout cas, Ou en Biscaye. Ou à Bristol. Les pêcheurs, eux, avaient, depuis bien longtemps, parlé : Mer forte, neige, grêle. A 8h du mat. le clapot d'un courant. Sondé là. 20 brass., qui diminuaient jusqu'à 15, 10. Portaient le navire »).
Imaginez ce que le passé a laissé en bas de votre immeuble, le mythe qui se joue dans la rue, éclairé par le passage de Maximus.
Eddy Noblet.
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Collection « Dictionnaire Amoureux »
Jean Tulard [Plon, 25 euros environ ]« Un chef-d’œuvre de la littérature », disait Jean Cocteau, « n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre. »Lire la suite...
Rien ici n’est définition.Le Dictionnaire se fait prétexte à une lecture au hasard des mots, plaisir de se laisser happer par une anecdote, parfois toute personnelle de son auteur. Et laisse la page ouverte pour grappiller ici où là, via un alphabet qu’on peut bousculer à loisir, des histoires racontées, presque chuchotées, d’un Amoureux qui décide lui-même des entrées.
Viennent de paraître, entre autres, Le Dictionnaire Amoureux du Cinéma, de Jean Tulard, où l’on retrouve des grands noms de réalisateurs ou d’acteurs, des grands films, mais aussi des souvenirs nostalgiques de « Chocolats Glacés » et d’« Ouvreuse » ; le Dictionnaire Amoureux de la Bible, de Didier Decoin, qui ne rajoute pas de sacré au sacré mais nous rend au contraire la mythologie occidentale plus proche. Comme le ferait un conteur, d’une écriture pleine de tendresse.
MHC
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Kitano par Kitano
Takeshi Kitano Grasset, 2010, 330 pages, 20€90
Takeshi Kitano, Kitano par Kitano, Grasset, 2010, 330 pages, 20€90Lire la suite...
« Je suis venu au cinéma un peu comme on vient au monde. Par hasard. » Takeshi Kitano, l’un des plus grands cinéastes japonais, se raconte dans cette autobiographie née de plusieurs années d’entretiens avec le journaliste français Michel Temman. Comment être à la fois un showman célèbre et un cinéaste exigeant ? Kitano n’en revient pas de sa « destinée », lui l’autodidacte qui n’a jamais oublié ses origines modestes. Takeshi Kitano se souvient de sa jeunesse dans le Japon de l’après-guerre : une enfance interdite, une famille nombreuse entassée dans la misère d’un quartier populaire, la passion pour les sciences, ses rêves d’explorateur, les études qu’il poursuit, malgré la pauvreté, grâce à sa mère. Le père, enfin. « Je ne lui adressais jamais la parole. Lui ne me disait jamais rien. » Des sketchs provocateurs de son alter ego télévisé Beat Takeshi, au cinéma vu comme une rédemption tardive : une esthéti
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428. UNE ANNEE ORDINAIRE A LA FIN DE L'EMPIRE ROMAIN
GIUSTO TRAINA Editions Les Belles Lettres, 2009, 179 pages, 25 €« Faisons un « arrêt sur l'image » en cette année 428 de notre ère (...) autrement dit l'année 1181 depuis la fondation de Rome ». Un livre d'histoire captivant, accessible au non-initié, qui renoue avec les traditions antiques des chroniqueurs et des compilateurs. L'événement le plus marquant de cette « année ordinaire » est la fin du Royaume d'Arménie, satellisé par l'empire perse, sans que Rome puisse faire autre chose que sauver les apparences en négociant son impuissance. Partant de ce problème géopolitique secondaire, Giusto Traina nous invite au voyage dans un univers finissant : la cohésion fragile entre les parties orientale et occidentale de l'Empire, les intrigues des cours de Constantinople et de Ravenne, le combat mené par l'Église contre les hérétiques, les païens et les juifs. Dans cette coupe synchronique, le lecteur croise les empereLire la suite...
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U-Boot
Robert Alexis [José Corti, 190 p., 16 euros]« J’appris au moins cela, que l’horreur éveille dans l’esprit ce que l’on n’aurait jamais supposé : un formidable voisinage avec l’inconnu ». Un équipage de maudits dans un vaisseau fantôme « armé pour l’infini », jeté dans un cauchemar. Ni vivants ni morts, ces réprouvés sont lancés à travers l’Atlantique, condamnés à réveiller pour mille ans le cadavre pourrissant du troisième Reich et accomplir l’effrayante vision du Führer. La lente progression du sous-marin vers les abysses fait surgir les souvenirs. La traque des ennemis et l’isolement sont propices à la réminiscence, les angoisses conduisent le narrateur et ses complices au bord du gouffre, les secrets libérés confinent avec l’horreur.Lire la suite...« J’appris au moins cela, que l’horreur éveille dans l’esprit ce que l’on n’aurait jamais supposé : un formidable voisinage avec l’inconnu ». Un équipage de maudits dans un vaisseau fantôme « armé pour l’infini », jeté dans un cauchemar. Ni vivants ni morts, ces réprouvés sont lancés à travers l’Atlantique, condamnés à réveiller pour mille ans le cadavre pourrissant du troisième Reich et accomplir l’effrayante vision du Führer. La lente progression du sous-marin vers les abysses fait surgir les souvenirs. La traque des ennemis et l’isolement sont propices à la réminiscence, les angoisses conduisent le narrateur et ses complices au bord du gouffre, les secrets libérés confinent avec l’horreur. Le réel se décompose, bascule dans l’esprit du somnambule poussé à agir pour d’inexplicables raisons, et se peuple « d’animaux funestes » appartenant « au plus étrange de tous les habitants des mers », livrés « aux diables » et à l’étrange fascination exercée par les hurlements du sous-marin – ce « fauve au débuché ». Toute Odyssée a besoin d’un sacrifice pour s’élever à la hauteur du mythe. Cet équipage, frappé par l’hybris, connaît une violente libération ; l’humanité en proie à ses propres luttes, et confrontée, sans porte de sortie, à l’immensité et aux mensonges de la nature. EN
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Mémoires de Marc-Antoine Muret
Gérard Oberlé [Grasset, 288 p., 18,5 euros]« Pour un penchant contre nature Muret fut condamné à Paris, brûlé en effigie à Toulouse, chassé de Venise. Pour le même penchant, Rome lui accorda la citoyenneté. » Marc-Antoine Muret a vécu « deux vies de même durée, mais fort dissemblables, car la seconde fut comme l’antithèse de la première ». Humaniste, professeur, maître de Montaigne et orateur des Papes, il fut aussi hédoniste, poète, grand amateur des plaisirs charnels – ripaille et lupanar. Muret raconte son amour pour toutes les nourritures terrestres, l’esprit de la Renaissance, ses amis de la Pléiade, les réjouissances inspirées de l’Antiquité. Il rencontre, au gré de son errance, une foule de personnages hauts en couleurs, gentilshommes et canailles, femmes savantes et courtisans...Lire la suite...« Pour un penchant contre nature Muret fut condamné à Paris, brûlé en effigie à Toulouse, chassé de Venise. Pour le même penchant, Rome lui accorda la citoyenneté. » Marc-Antoine Muret a vécu « deux vies de même durée, mais fort dissemblables, car la seconde fut comme l’antithèse de la première ». Humaniste, professeur, maître de Montaigne et orateur des Papes, il fut aussi hédoniste, poète, grand amateur des plaisirs charnels – ripaille et lupanar. Muret raconte son amour pour toutes les nourritures terrestres, l’esprit de la Renaissance, ses amis de la Pléiade, les réjouissances inspirées de l’Antiquité. Il rencontre, au gré de son errance, une foule de personnages hauts en couleurs, gentilshommes et canailles, femmes savantes et courtisans. Dans ce siècle baroque (XVIème siècle), l’Europe renaît ! Mais l’Europe vit aussi avec ses vieux démons, la morale exigeante et les guerres de religion. Marc-Antoine Muret traverse le meilleur comme le pire, mais reste toujours fidèle à ses principes : « Le plaisir était mon idéal, jouir était ma loi ». Entre élégance du style et jargon coquillard, bacchanales et rites phalliques, la liberté grivoise et l’érudition vive, jamais pédante, de ces mémoires sont contagieuses. EN
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Le club des incorrigibles optimistes
Jean-Michel Guenassia
[Albin Michel, 760 p., 23,90 euros]Le coeur de ce roman se situe dans un café parisien, Le Balto. « Au bout du restaurant, […] derrières les banquettes, la porte au rideau vert » masque un club où se retrouvent régulièrement une poignée d’exilés d’Europe de l’Est, amateurs d’échecs. Intrigué, Michel pénètre dans ce lieu réservé aux hommes, où cohabitent staliniens convaincus ou revenus du rêve communiste, unis par une même nécessité : oublier un passé malheureux. Adopté par la bande d’apatrides, le lieu se fait refuge pour l’adolescent féru de lecture, de baby-foot, de photographie, et allergique aux mathématiques...Lire la suite...Le coeur de ce roman se situe dans un café parisien, Le Balto. « Au bout du restaurant, […] derrières les banquettes, la porte au rideau vert » masque un club où se retrouvent régulièrement une poignée d’exilés d’Europe de l’Est, amateurs d’échecs. Intrigué, Michel pénètre dans ce lieu réservé aux hommes, où cohabitent staliniens convaincus ou revenus du rêve communiste, unis par une même nécessité : oublier un passé malheureux. Adopté par la bande d’apatrides, le lieu se fait refuge pour l’adolescent féru de lecture, de baby-foot, de photographie, et allergique aux mathématiques. En proie à des « déboires familiaux » entre une mère issue d’un milieu bourgeois et un père immigré italien, « avoir deux famille, c’est pire que de ne pas en avoir du tout », mais aussi plongé dans l’incompréhension lorsque le frère aîné s’engage puis déserte, Michel reçoit les conseils plus ou moins avisés de la part des joueurs d’échecs. Il tisse des liens avec « un homme à part », le mystérieux Sacha et s’interroge : quel secret effroyable partagent les membres du club ? Jean-Michel Guenassia nous immerge dans l’atmosphère parisienne des années 60, sur fond de découverte du rock-and-roll, de guerre d’Algérie et de souvenirs au parfum de vodka. Chaque personnage est développé comme une série de photographies exposées dans la vitrine de la « boutique Fotorama ». Le suspense, fruit d’une construction où rien n’est laissé au hasard, happe le lecteur jusqu’à la révélation finale. MHC
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BW
Lydie Salvayre [Seuil, 216 p., 17 euros]Partir. Un mot qui résume le destin d’un homme, appelé BW tout au long de ce livre, des initiales d’un grand éditeur parisien. Fuguer à treize ans. Partir en voyage à la rencontre de l’autre : Inde, Népal, Afghanistan, Liban… Courir à toute allure, le 800 mètres au niveau national, précisément. Gravir des montagnes, l’Himalaya, pas moins que cela. Devenir éditeur, créer une maison d’édition, puis partir, une fois de plus. Tirer sa révérence « par fidélité à l’édition. » BW a les yeux fatigués, « les yeux trop vieux »...Lire la suite...Partir. Un mot qui résume le destin d’un homme, appelé BW tout au long de ce livre, des initiales d’un grand éditeur parisien. Fuguer à treize ans. Partir en voyage à la rencontre de l’autre : Inde, Népal, Afghanistan, Liban… Courir à toute allure, le 800 mètres au niveau national, précisément. Gravir des montagnes, l’Himalaya, pas moins que cela. Devenir éditeur, créer une maison d’édition, puis partir, une fois de plus. Tirer sa révérence « par fidélité à l’édition. » BW a les yeux fatigués, « les yeux trop vieux ». Il se fait opérer le 15 mai 2008, doit rester dans le noir quelques temps encore. A défaut de pouvoir lire, il a besoin de parler. Lydie Salvayre, sa compagne, prend note de ses secrets jamais dévoilés. La vie de BW est un roman. Ses expériences multiples l’ont conduit à devenir éditeur sans jamais se faire au monde de l’édition, sans y trouver sa place. La colère l’emporte, souvent. Va « crescendo », surtout lorsqu’il s’agit de ce milieu qui « sacrifie la qualité (qui est l’avenir de la littérature et sa raison d’être) sur l’autel de la finance (qui est sa raison de crever) ». Lydie Salvayre nous offre BW, entièrement, sans juger. Un roman où passé et présent s’entremêlent, où l’écriture bouillonne autant que le portrait de cet écorché vif épris de liberté. Nul besoin d’être intéressé par le monde de l’édition pour se laisser emporter par ce récit empli d’amour. MHC
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Roi Rose
David B [Gallimard, Collection Fétiche, 48 p., 13 euros]Représentant de la « Nouvelle Bande Dessinée », David B. a un style inimitable et trois immenses talents : les dessins envoûtants à l’encre des prophéties – qui ne sont pas sans rappeler ceux de Frans Masereel –, le sens du rythme et celui de dénicher les détours de l’Histoire où il campe ses aventures. L’occasion de suivre des dandys, jeunes femmes éthérées, exaltés, fous de dieux, hallucinés, surréalistes dans le Fiume utopique de d’Annunzio, la Terre de Feu, les guerres hussites, délires adamites, rêves au Khorassan, « complots nocturnes »...Lire la suite...Représentant de la « Nouvelle Bande Dessinée », David B. a un style inimitable et trois immenses talents : les dessins envoûtants à l’encre des prophéties – qui ne sont pas sans rappeler ceux de Frans Masereel –, le sens du rythme et celui de dénicher les détours de l’Histoire où il campe ses aventures. L’occasion de suivre des dandys, jeunes femmes éthérées, exaltés, fous de dieux, hallucinés, surréalistes dans le Fiume utopique de d’Annunzio, la Terre de Feu, les guerres hussites, délires adamites, rêves au Khorassan, « complots nocturnes »... Ce nouvel album, Roi Rose, est d’abord une nouvelle de Mac Orlan sur la légende du Hollandais volant qui erre sur des mers hantées, l’équipage puni par Dieu, dans l’attente du repos éternel. L’univers fantasque, cette langue de l’alchimie, de David B. absorbe à merveille la « centaine de coquins damnés et de quelques imbéciles entraînés par surprise sur le grand navire du désespoir » qui provoquent le léviathan, flirtent avec les récifs, prennent à l’abordage les paquebots de passage. Mort introuvable, mais rendez-vous avec la vie : un petit garçon naufragé leur apporte la gaieté, l’insouciance. Poétique, émouvante et drôle, cette histoire de pirates fantômes est aussi un récit initiatique, une métaphore de l’enfance, de la vie et la mort. EN
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Kronicks Spectacles
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NUIT TRAD’ACTUELLE
FOLKAFONAprès une année d’absence, la Nuit trad’actuelle, organisée par l’association Folkafon, repointe le bout de son nez dans le paysage culturel troyen le samedi 13 mars 2010.Lire la suite...
Que ce soit au niveau local, national, voire européen, les danseurs et amateurs de musiques trad’actuelles l’attendaient avec impatience.
Carte blanche à Grégory Jolivet
Pour cette nouvelle édition, ce sont un autre artiste et autre instrument qui sont mis à l’honneur. Grégory Jolivet et la vielle à roue. Rapidement Grégory a proposé sa programmation idéale.
Le Cabaret Trad
Le Cabaret Trad’ restera le point de ralliement incontournable de la nuit (et des stages autour de la nuit). Pour boire un verre (spécialités de bières) ou manger un petit plat chaud, pour échanger quelques pas de danse ou quelques notes de musique, ce lieu convivial, situé dans une salle attenante à la grande salle, sera ouvert le samedi dès 16h00.
Collectif Markus
Le Collectif Markus propose une musique à danser énergique, faite de mélodies envoûtantes et chaloupées. Son répertoire évolue entre compositions et musiques traditionnelles des quatre coins de l'Europe. Musiciens de leur temps, mais amoureux de musiques trad', les sept complices du collectif savent y rester fidèles, tout en créant leur propre son groovy et moderne. Sur scène, ils partagent leur musique avec une énergie et une bonne humeur communicative.
Blowzabella
Groupe mythique de la scène trad européenne, Blowzabella propose une musique riche d'influences, efficace et délibérément vouée à la danse.
Thierry Pinson solo
« Voleur de Lune », son dernier album, est le fruit de toutes ses années de pratique et d'écoute musicale.
Esquisse
Sur scène, Esquisse veut garder l’intérêt du live, l’improvisation, que chaque concert ou fest-noz soit un instant nouveau. Après plus de 10 ans d’existence, près de 300 représentations et quatre cd à leur actif, les quatre jeunes musiciens proposent un nouvel album « live », avec un son toujours aussi unique, nourri de toutes ces années d’expériences.
Ba’al, mystic bal de Gasconha
« Sans tradition il faudrait réinventer chaque jours. Sans création on serait encore à l'ère néolithique. » Enracinés depuis toujours dans des lieux qui nous sont propres, notre musique a germé avec nous dans cet espace riche et typé qu'est la terre de Gascogne.
The Cool surfing session
Avec la « cool surfing session », Grégory Jolivet perpétuera la tradition du boeuf final en revenant sur bientôt 10 ans de carrière et en partageant les répertoires des différents groupes présents. Un univers greffé sur un son rock, garage, version trad.
SAMEDI 13 à 20H / ESPACE ARGENCE / [16€ à 11€] / 0 325 401 555 / www.folkafon.com
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« L’EFFET PAPILLON »
ARTS VIVANTS 52Lire la suite...
A l’aube de la nouvelle édition du festival « L’EFFET PAPILLON », revenons sur la structure associative ARTS VIVANTS 52 !
A sa création, en 1987, l’association s’appelait : Association Départementale du Développement Musical en Haute-Marne. Aujourd’hui, Arts Vivants 52 a pour vocation d’accompagner les artistes et travaille, pour cela, avec des structures associatives et municipales. Conseil, soutien, formation et même diffusion de spectacles, Arts Vivants est un acteur culturel emblématique sur l’ensemble du territoire Haut-Marnais.
Le soutien, ça veut dire quoi ?
« Le soutien à la création et la diffusion » assure une dynamique culturelle en Haute-Marne. Avec Arts Vivants 52, le conseil général « prend à bras le corps » la gestion culturelle. Cette association coordonne ainsi des projets avec des artistes professionnels, des structures associatives et des collectivités territoriales. Elle participe aussi régulièrement à la création de spectacles grâce à des « résidences artistiques ». Les enjeux sont de taille pour les artistes et les théâtres, chacun devant proposer des spectacles nouveaux et apporter le souffle, l‘envie, le travail, les créations qui « feront » le public de demain. Au bénéfice des artistes professionnels, Arts Vivants met en place ces dispositifs en partenariat avec le POLCA (Pôle des Musiques Actuelles de Champagne-Ardenne), à travers le programme du DSAR (dispositif de Soutien aux Artistes Régionaux). Elle assure ainsi des représentations aux groupes en devenir, leur offrant par la même l’occasion des contacts et des dates de concert.
Un centre d’infos et de conseils :
Depuis Chaumont, Arts Vivants rayonne sur la Haute-Marne, de Langres à Saint-Dizier, et développe pour l'ensemble des publics des outils d'information, mettant à leur disposition une documentation spécifique au spectacle vivant. Arts Vivants remplit également une mission de conseil et d'accompagnement aux projets sur les plans administratif et artistique. Vous trouverez aussi sur son site Internet des informations sur les concerts et les programmations, ainsi qu’une rubrique « petites annonces », fort utile si vous cherchez des musiciens, des instruments d’occasion et des offres d’emploi dans le secteur culturel.
En outre, Arts Vivants 52 propose un enseignement artistique et coordonne un réseau de chœurs d’enfants sur le département. Elle intervient également en milieu scolaire en vue de développer le spectacle vivant en milieu scolaire, et met ainsi en place des classes à « projet artistique et culturel globalisé ».
L’association a aussi crée son propre festival. Après « Hot Marne Jazz », c’est aujourd’hui « L’effet Papillon » qui organise, pour sa quatrième édition, des concerts sur tout le territoire. Lors d’un atelier monté avec le groupe « The Ground », nous avons rencontré une partie de l’équipe, en présence de collégiens qui font partie du dispositif « Lycée en Live » proposé par l’ORCCA. « Ces élèves jouent dans des groupes au sein de leur établissement scolaire. Nous les guidons dans leur travail. Ici, c’est l’occasion de voir comment un groupe professionnel travaille sur un morceau de leur composition », nous confient Claire et Françoise. « Nous verrons à l’occasion du concert ce que donne le morceau ».
Le festival n’est plus aujourd’hui un simple outil de diffusion. Il est devenu un moment de pédagogie à l’attention du public. Enfin, il a permis à « The Ground » de travailler en résidence à « La nic
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